Wikipédia:Contenus de qualité
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Titan est le nom d'épave d'un navire de commerce romain. Le naufrage a lieu au milieu du Ier siècle av. J.-C. à l’est de l'île du Levant — fraction de la commune française d'Hyères. Son nom tient à la proximité de l'île, qui, dès le XVIe siècle, se nomme aussi île du Titan. L'épave est inventée en 1952 par Jacques Piroux alors qu'il pêche au narguilé. En 1954, il est décidé de mener sur cette épave la seconde fouille archéologique sous-marine sur les côtes françaises. Celle-ci est conduite en 1957 en soixante-deux jours par Philippe Tailliez. Alors que la discipline est balbutiante, la campagne est préparée avec une approche scientifique encore reconnue au XXIe siècle. Ce capitaine de frégate, commandant du Groupe d'étude et de recherches sous-marines (GERS), forme son équipe avec des marins militaires et parmi eux des plongeurs qui utilisent des scaphandres autonomes. Le soutien logistique, dont un chaland base équipé, lui est fourni par la Marine nationale. Ainsi, l'ensemble supervisé à terre par le directeur des antiquités de Provence Fernand Benoit, relève de militaires. Cette campagne est particulièrement novatrice avec notamment un croquis et une couverture photographique du site, un système de localisation des vestiges, des films et ultérieurement une étude de l'architecture du bateau d'après des dessins. À terme, l'ensemble est entreposé à la Tour royale à Toulon. Individuellement, aucune pièce ne semble particulière, mais l'ensemble parait spectaculaire et sert encore de référence. Les éléments relevés sont initialement classés selon les connaissances de l'archéologie classique terrestre, puis ils suivent au fil du temps l'évolution de celle-ci pour être encore répertoriés au début du XXIe siècle. Les dessins du matériel de bord permettent de situer d'autres épaves puisque le naufrage est daté. Les amphores, qui forment la cargaison, appartiennent aux types Dressel 12A et « Titan » variante B provenant d'un atelier de production de Bétique toujours inconnu au début du XXIe siècle. Elles contiennent des salaisons et sauces de poissons. Quant à l'architecture de ce navire dont la carène est à fond pincé, elle demeure l'une des références en matière de construction bordé premier. La première difficulté est la lutte contre le pillage, notamment de la cargaison d'amphores, alors que la législation de l'époque s'avère balbutiante. Puis lors de la fouille se pose le problème de la conservation du bois gorgé d'eau, qui n'est toujours pas résolu de façon définitive au début du XXIe siècle. Quant au caractère scientifique de l'archéologie sous-marine, avec ou sans la présence d'un archéologue sur le lieu de fouille, il fait débat. Ainsi à une date où la plongée en est à ses débuts, il semble difficile d'être un archéologue-plongeur. |
Léon Ier (latin : Flavius Valerius Leo Augustus), dit le Thrace, est empereur byzantin de 457 à 474. Les origines de Léon sont méconnues mais il vient vraisemblablement de Thrace et s'élève dans la hiérarchie militaire. Officier d'une unité de gardes palatins, il est proche d'Aspar, général très influent à la cour byzantine, dont le rôle est sans nul doute déterminant pour expliquer l'arrivée sur le trône de Léon en 457, à la mort de Marcien. Pendant l'essentiel de son règne, Léon Ier s'efforce de se dégager de l'influence de son promoteur. Il finit par y parvenir en le faisant assassiner en 471, ce qui explique son surnom de « Boucher » par des chroniqueurs souvent hostiles. En parallèle d'Aspar, d'autres groupes d'influence sont à l'œuvre à la cour de l'empereur, âgé, dénué de descendance mâle et donc de successeur désigné. C'est l'Isaurien Zénon qui se montre le plus habile en épousant Ælia Ariadnè, fille de Léon Ier. Le règne de Léon correspond aux derniers feux de l'empire d'Occident. Le rôle de Léon dans cet événement a été diversement apprécié, des chroniqueurs ou historiens lui reprochant sa relative passivité. Dans les faits, l'empire d'Orient manque de moyens pour inverser le cours des choses alors que les institutions de l'empire d'Occident s'effondrent. Malgré tout, Léon Ier s'immisce dans les arcanes politiques occidentales, parvenant par exemple à imposer sur le trône Anthémius. Seulement, il échoue à vaincre le royaume vandale, principal adversaire des Romains malgré une ambitieuse expédition conjointe en 468. Cette défaite scelle en bonne partie le destin de l'empire d'Occident, privant Léon de l'essentiel de ses capacités d'action. Plutôt prudent en matière religieuse, il maintient difficilement la paix avec les Sassanides et s'efforce de conjurer les diverses menaces qui pèsent sur la souveraineté romaine dans les Balkans. S'il a parfois été considéré comme une marionnette aux mains d'Aspar, incapable de véritablement peser sur le cours de l'histoire romaine en Occident, les historiens modernes retiennent son autonomie d'action et, plus largement, la faculté qu'a l'empire d'Orient sous son règne à affirmer sa stabilité et la solidité de ses institutions. Toutefois, à sa mort, c'est son jeune petit-fils Léon II qui lui succède sous la régence de son père, Zénon, ouvrant une courte période d'instabilité politique à Constantinople. | |
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La forteresse byzantine de Timgad (en latin : Civitas Tamogadiensis) est un ouvrage militaire édifié au VIe siècle sur le territoire de la ville antique de Timgad, dans la wilaya de Batna (Algérie). Elle est construite entre et , sous le règne de Justinien, à l'initiative du général byzantin Solomon, dans le cadre de la réorganisation et de la défense de l'Afrique byzantine face aux instabilités régionales, notamment aux abords du massif de l'Aurès. Implantée au sud de la ville romaine, sur un terrain ouvert dépourvu de défenses naturelles, la forteresse adopte un plan rectangulaire d'environ 111,25 × 67,50 mètres. Son enceinte est renforcée par huit tours (aux angles et au milieu de chaque façade) et son accès principal est aménagé au nord par une tour-porte. L'organisation interne associe rues périphériques, compartiments adossés à la muraille et espaces fonctionnels, et intègre des équipements tels qu'une piscine transformée en réservoir, un bain et une chapelle. L'ensemble est établi sur l'emplacement d'un sanctuaire romain lié à une source, dont une partie des structures et des matériaux est remployée. Connue des voyageurs et savants depuis le XVIIIe siècle, la forteresse fait l'objet de fouilles archéologiques à partir de 1938, sous l'autorité du Service des Antiquités de l'Algérie, puis d'études et de mises au point documentaires après l'indépendance. Les dégagements réalisés entre 1938 et 1956 et la synthèse publiée par Jean Lassus constituent la base principale de la connaissance du monument, de son plan et des découvertes associées. La forteresse s'inscrit dans l'ensemble archéologique de Timgad, classé au patrimoine mondial depuis 1982. |
Le Surréalisme et l'après-guerre est une conférence du poète Tristan Tzara, alors membre du Parti communiste français, donnée le à la Sorbonne. L'écrivain, ancien chef de file du mouvement dada et ancien membre du groupe surréaliste, qu'il a quitté en 1935 pour se rapprocher des communistes, propose une mise en perspective historique de ces deux mouvements. L'événement prend place dans le contexte de la guerre froide, d'une aggravation des tensions entre les intellectuels communistes et les autres, ainsi que d'une rivalité entre Tzara et le poète André Breton, chef de file du surréalisme, qui ont chacun connu des trajectoires personnelle et politique divergentes pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans une argumentation étayée par une conception marxiste de l'Histoire, le conférencier dénonce comme vaine toute reprise des activités surréalistes après la Seconde Guerre mondiale, et reproche directement à Breton son exil aux États-Unis pendant les combats. Pour Breton, la conférence de Tzara s'inscrit dans une manœuvre du Parti communiste français pour discréditer le surréalisme et toute critique de gauche du stalinisme. Il s'y rend afin de perturber la séance. Ses amis lancent des invectives contradictoires et il s'amuse même à monter sur la tribune pour boire dans le verre du conférencier, avant de se faire molester et expulser. Les positions de Tzara sont ensuite violemment critiquées dans un tract d'Henri Pastoureau au nom du groupe surréaliste, mais aussi par l'extrême gauche et les anarchistes. Le texte de la conférence est ensuite publié dans un ouvrage homonyme, accompagné de sept notes, dans lesquelles Tzara développe ses réflexions. Cette publication témoigne d'un engagement persistant du conférencier dans ses positions, et exclut l'hypothèse d'un simple règlement de comptes entre deux poètes concurrents. |
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