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Pignerol

Pignerol
Pinerolo
Pignerol
Vue de la ville de Pignerol.
Blason de Pignerol
Armoiries
Drapeau de Pignerol
Drapeau
Noms
Nom français Pignerol
Nom piémontais Pinareul
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région du Piémont Piémont 
Ville métropolitaine Knownlyx encyclopedia image Turin  
Maire
Mandat
Luca Salvai
2021-2026
Code postal 10064
Code ISTAT 001191
Code cadastral G674
Préfixe tél. 0121
Démographie
Gentilé pinerolesi, (pms) pinareuleis, (fr) pignerolais [1]
Population 35 417 hab. (31-12-2022[2])
Densité 708 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 59″ nord, 7° 19′ 59″ est
Altitude Min. 376 m
Max. 376 m
Superficie 5 000 ha = 50 km2
Divers
Saint patron Donat d'Arezzo (San Donato)
Fête patronale 30 août
Localisation
Localisation de Pignerol
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin.
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Pignerol
Liens
Site web www.comune.pinerolo.to.it

Pignerol (en italien : Pinerolo) est une ville italienne de la ville métropolitaine de Turin, dans la région du Piémont.

Géographie

La commune de Pignerol est située dans le Piémont et s'assied sur un territoire compris entre 291 m et 1 358 m d'altitude.

Elle comprend les hameaux d'Abbadia Alpina, Baudenasca, Costagrande, Gerbido, Riva et Talucco.

Communes limitrophes

Cumiana, Pinasca, Frossasco, San Pietro Val Lemina, Roletto, Piscina, Scalenghe, Porte, Buriasco, San Secondo di Pinerolo, Osasco, Macello, Garzigliana, Cantalupa, Luserna San Giovanni.

Toponymie

Attestée sous la forme Pinarolium en 981, est issu du latin pinus (« pin »), accompagné du suffixe aria (« zone plantée de ... ») et suivi du diminutif -eola. Il s’agissait donc d’« une petite pinède ».

Histoire

Des traces d'habitat préhistorique ont été retrouvées sur le territoire de Pignerol, comme en témoignent les bracelets, haches, ciseaux et fragments d'outils en bronze découverts près de la Piazza Guglielmone au début des années 1970[3].

Le territoire fit plus tard partie de l'Empire romain. La preuve la plus célèbre de la domination romaine est la nécropole de Doma Rossa, mise au jour lors des travaux de construction de l'autoroute Turin-Pignerol en 2003, témoignant d'une présence probablement agricole sur le territoire de Riva di Pinerolo[4]. Le toponyme Pignerol apparaît pour la première fois en 981 sous le nom de Pinarolium dans un diplôme d'Otton II confirmant à l'évêque de Turin les propriétés, droits et privilèges dont ses prédécesseurs avaient bénéficié sur la ville. À cette époque, Pignerol n'était pas une véritable ville, mais une cour composée des villages de San Verano, San Pietro Val Lemina, San Maurizio (le village haut de Pignerol, incluant le château démoli en 1696) et San Donato (le village bas). San Verano était alors le plus important de ces villages, situé à l'entrée de la vallée de Chisone. En 1064, la ville fut cédée aux Bénédictins de l'abbaye de San Verano, aujourd'hui Abbadia Alpina, sur ordre d'Adélaïde de Suse. Contre les prétentions de l'évêque de Turin, appuyées par un diplôme de Frédéric Barberousse, les habitants de Pignerol alors au sein de la Marche de Turin, se soulevèrent pour défendre les Bénédictins et obtinrent ainsi leur autonomie municipale.[réf. nécessaire]

La ville de Pignerol est devenue un des carrefours principaux en Italie, et alors une des principales forteresses des ducs de Savoie. Son importance stratégique est à l'origine de l'école militaire bien connue qui existe encore aujourd'hui. La forteresse de Fenestrelle est proche. Plus tard, Pignerol est dirigée par l'abbé nullius de Pignerol, qui dirigeait l'abbaye d'Abbadia Alpina, y compris après que la ville ait été etablie comme municipalité en 1247 sous le gouvernement de Thomas II de Savoie.[réf. nécessaire]

À partir de 1235, Amédée IV de Savoie exerçait sur la ville une sorte de protectorate, qui devint absolu en 1243, et continuat alors à travers la Maison de Savoie, ou sa branche cadette, la Maison de Savoie-Achaie.[réf. nécessaire]

Elle connut des luttes et des rébellions sous Thomas Ier de Savoie, qui l'occupa en 1220, ainsi que de violents conflits avec l'abbaye de San Verano, laquelle, en 1243, renonça à ses droits en faveur d'Amédée IV de Savoie et de son frère Thomas II de Savoie. Sous Thomas et ses descendants de la branche achéenne, elle jouit de la paix et de la prospérité : élue capitale de leurs possessions du Piémont en 1295, elle le resta jusqu'à l'extinction de la branche savoyarde-achéenne en 1418, lorsque Amédée VIII réunit toutes les possessions savoyardes d'Italie et de France en un seul État.[réf. nécessaire]

La ville appartenait au duché de Savoie mais passa plusieurs fois dans le royaume de France (occupation de 1536 à 1574, annexion de 1631 à 1696 et de 1801 à 1814), avant de revenir au duché de Savoie et de devenir italienne lors de la création du royaume d'Italie en 1861.[réf. nécessaire]

Elle est touchée de 1450 à 1452 et en 1454[5] par des épidémies de peste.

Au mois de , peu avant sa mort, François de Sales se rend à Pignerol à la demande du pape, pour le représenter au chapitre des Feuillants où fut élu comme général de l'Ordre, le Français Dom Jean de Saint-François.[réf. nécessaire]

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Pignerol vers 1650.

Conquise par les Français sur les Savoyards en 1630, la ville et ses environs sont attribués le à la France par le traité de Cherasco. Pignerol est alors soigneusement fortifiée par Jean de Beins[6], et constitue jusqu’à la fin du siècle une défense importante du royaume de France. D'abord « gouvernement particulier » dont Antoine de Toulongeon, oncle de Françoise-Madeleine de Chaugy, reçoit la charge, elle fut érigée par le roi Louis XIII de France en « gouvernement général » dont le premier gouverneur recensé fut Henri de Maleyssye du jusqu'en [7]. Il aura comme successeurs, Antoine de Brouilly, marquis de Piennes, mestre de camp du régiment de Piennes cavalerie (mort le ), Bénigne Dauvergne de Saint-Mars (1665-1681), puis Antoine de Brouilly, marquis d'Herleville (mort en 1713), homonyme et cousin éloigné du précédent[8].

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La citadelle de Pignerol vers 1650.

Une forteresse impressionnante, dont il ne subsiste rien de visible[9], y est érigée par l'architecte François Levé en 1666. Elle sert également de prison d'État : Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV, disgracié et condamné à la prison à vie en 1664, est transféré par d'Artagnan du château de Vincennes à Pignerol à l'issue de son procès. Il y meurt en 1680 ; le duc de Lauzun y est également emprisonné pendant dix ans. Cependant, le prisonnier le plus célèbre de Pignerol reste l'homme au masque de fer[10].

La ville est reconquise par Victor-Amédée II de Savoie en 1696 et va dès lors rester savoyarde, puis devenir piémontaise, et enfin italienne.[réf. nécessaire]

De 1802 à 1814, la ville fait partie du département du Pô avec un arrondissement spécifique : l'Arrondissement de Pignerol.

L'École de cavalerie militaire installée à Venaria Reale est transférée à Pignerol en 1849, puis devient l’École d’application de la cavalerie en 1862[11].

Politique et administration

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1991 1996 Livio Trombotto DC  
1996 2006 Alberto Barbero PDS/DS  
2006 2011 Paolo Covato PD  
2011 2016 Eugenio Buttero PD  
2016 (réélu en 2021) en cours Luca Salvai M5S  
Les données manquantes sont à compléter.

Économie

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Place Cavour en 1937.

C’est autour de Pignerol que s’articule l’économie des vallées vaudoises (versants droits des vals Cluson, Pellice et Germanasca) et de la plaine allant de ces montagnes au cours du .

Diverses industries sont installées dans la région. On peut citer notamment les industries textile, mécanique, papetière et chimique. Elles absorbent la majorité de la main-d’œuvre de Pinerolo et de ses alentours.

Les entreprises phares de la région sont Corcos qui produit entre autres des joints d’étanchéité, Raspini, une fameuse entreprise agroalimentaire qui est spécialisée dans la charcuterie, Euroball qui produit des roulements à billes, le groupe Tombini (ex Annovati) qui, lui, fournit l’industrie du meuble en agglomérés et PMT Italia (ex Beloit Italia) qui fournit l’industrie papetière en machines à papier. On rappelle même Galup et ses fameux panettone et Streglio pour son chocolat. Juste à côté il y a également Caffarel qui est propriété de Lindt.

Pignerol est le centre du commerce des vallées qui l’entourent. L’agriculture et l’élevage sont caractérisés par l’utilisation de techniques modernes. La ville est aussi le centre de la communauté montagnarde appelée Comunità Montana Pinerolese Pedemontano[12].

Culture et patrimoine

Édifices civils

  • Les vestiges des remparts du XIIIe siècle qui entouraient le village haut, une partie des murs de la citadelle du XVIIe siècle[réf. souhaitée].
  • De nombreux édifices médiévaux, dont le palais des princes d'Achaïe construit en 1318 et modifié par la suite, la « Casa del Senato » (XVe siècle), la « Casa del Vicario » (une construction en terre cuite du XVIe siècle).
  • La place Vittorio Veneto : projetée en 1738, elle devint la place d'armes jusqu'en 1830 ; un marché s’y tient aujourd’hui le mercredi et le samedi. Elle accueille une fontaine avec une vasque en pierre d'un bloc de Malanaggio et une statue dédiée au général Filippo Brignone[réf. souhaitée].
  • L'hôtel de ville.
  • Le palais Vittone.

Édifices religieux

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Fresque sur la cathédrale de San Donato.
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Madonna della Grazie.
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L'église San Maurizio.

Forteresse

Pignerol doit surtout sa célébrité à la forteresse qui a disparu, dans laquelle furent enfermés Fouquet, Lauzun et l'homme au masque de fer sous Louis XIV[14]. Ils furent placés sous la garde de Bénigne Dauvergne de Saint-Mars. Louis XIV en impose la destruction dans les clauses du traité de Turin en 1696.

Caractéristiques linguistiques

Le nom de la ville est Pinerolo en italien, Pineiròl en occitan alpin, Pinareul en piémontais.

Seuls les deux hameaux de L'Abaïa/Abbadia Alpina et Taluc/Talucco sont de parler occitan.

Personnalités

  • Nicolas Fouquet (1615-1680), surintendant des finances de Louis XIV, disgracié et condamné à la prison à vie, y décéda en 1680.
  • Luigi Facta (1861-1930), homme politique.
  • Ferruccio Parri (1890-1981), homme politique.
  • Lidia Poët (1855-1930), première femme en Italie à devenir avocate.

Sports

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Une épreuve de curling des Jeux olympiques de Turin en 2006, qui a eu lieu à Pignerol.

Pignerol a accueilli les épreuves de curling des Jeux olympiques d'hiver de 2006.

La ville est visitée régulièrement par le Tour de France. En 2011, elle accueille une arrivée, avec la victoire de Boassen Hagen, puis le lendemain le départ de l'étape vers le col du Galibier. Pignerol est également ville départ de la 4e étape du Tour de France 2024.

Anecdote

La ville a donné son nom au quartier de Peñarol, à Montevideo, capitale de l'Uruguay, quartier rendu célèbre par son club de football Club Atlético Peñarol.

Villes jumelées

Dans le passé, Pignerol était jumelée avec Beloit (Wisconsin) aux États-Unis en raison de la présence d'un site de production de la société homonyme de construction mécanique. Cependant, avec la fermeture mouvementée du site de production, repris depuis par des entrepreneurs italiens et renommé PMT Italia, le jumelage est considéré comme déchu et ne figure plus sur le site de la commune.

Notes et références

  1. {fr}[1] le cordial
  2. (it) Popolazione Pinerolo 2001-2022 sur le site de Tuttitalia.
  3. (it) Mauro Maria Perrot, Storia di Pinerolo e del suo territorio, LAR Editore, Torino, 2012.
  4. - Ville de Pignerol, sur comune.pinerolo.to.it (archivé de l'url originale du 5 mars 2016).
  5. Yannick Frizet, « Découvertes sur les peintures murales tardo-médiévales de la cathédrale de Digne, Notre-Dame-du-Bourg », in Chroniques de Haute-Provence n° 354 (2005, 125e année), p. 183.
  6. René Favier, « Soudard des champs, soldat des villes », in L’Alpe, Citadelles d’altitude, no 37, juin 2007, p. 24.
  7. Nommé Gouverneur depuis le .
  8. Jean Duquesne Dictionnaire des gouverneurs de Province 1315-1791 éditions Christian Paris 2002 (ISBN 2864960990) p. 268
  9. Pinerolo, sur le site du centre de ressources pour la gestion du patrimoine fortifié.
  10. Le registre d'écrou de la Bastille du mentionne : « Du jeudi 18 de septembre à trois heures après-midi, monsieur Bénigne Dauvergne de Saint-Mars, gouverneur du château de la Bastille, est arrivé pour sa première entrée venant de son Gouvernement des îles Sainte-Marguerite et Honnorat, ayant avec lui dans sa litière un ancien prisonnier qu'il avait à Pignerol, lequel il fait tenir toujours masqué, dont le nom ne se dit pas [...] lequel prisonnier sera servi par M. de Rosargues, que M. le Gouverneur nourrira ». Il en ressort que le prisonnier masqué avait suivi Saint-Mars lors de ses mutations successives : à l'île Sainte-Marguerite de Lérins (au large de Cannes), où il était arrivé le , et, auparavant, à Exilles, où il fut muté en 1681 et à la forteresse de Pignerol en Piémont, qu'il commanda de 1665 à 1681.
  11. (en) Giovanni Battista Tomassini, The Italian Tradition of Equestrian Art, Franktown, Virginia, USA, Xenophon Press, , 288 p. (ISBN 9780933316386), The long Italian transition (page 250).
  12. Traduction depuis l'article italien de Pinerolo
  13. abbé Joseph Croset-Mouchet, chanoine de Pignerol, L'abbaye de Ste-Marie de Pignerol au bourg de Saint-Veran, Pignerol, Joseph Lobetti-Bodoni, (lire en ligne)
  14. Les fortifications de Vauban : Pinerolo

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes