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Arènes de Vérone

Amphithéâtre de Vérone
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L'extérieur des arènes.
Présentation
Type
Civilisation
Style
Matériau
Rénovation
Patrimonialité
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(it + en + de) www.arena.itVoir et modifier les données sur Wikidata
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37121 Vérone
Knownlyx encyclopedia image Italie
Coordonnées
Carte

Les arènes de Vérone (en italien :Arena di Verona) sont un amphithéâtre romain situé dans le centre historique de Vérone (province de Vénétie, dans le nord de l'Italie). Construites en 30 apr. J.-C., elles pouvaient accueillir environ 30 000 spectateurs. Elles font partie des édifices romains antiques les mieux conservés du pays, notamment grâce aux restaurations successives entreprises depuis le XVIe siècle.

L'amphithéatre a une hauteur de 32 mètres. Souvent considéré comme le troisième amphithéâtre romain par ses dimensions, après l'amphithéâtre flavien (Colisée) de Rome et l'amphithéâtre de Capoue. Constitué à l'origine de trois murs concentriques, seul le mur extérieur a été presque entièrement perdu. La cavea (partie d'un théâtre romain ou d'un amphithéâtre où se trouvent les gradins sur lesquels s'asseyent les spectateurs) a une longueur d'environ 138 mètres et une largeur d'environ 110 mètres .

Tous les étés depuis 1913, il accueille le festival de Vérone. Le reste de l'année, il accueille des concerts d'artistes internationaux et d'autres événements.

En 2026, les arènes de Vérone accueillent la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'hiver et la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina d'Ampezzo 2026. Le , à l'occasion de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina, il devient le stade olympique le plus ancien au monde à accueillir les Jeux olympiques modernes.

Histoire

Débats autour de la date de construction

L’absence de sources écrites concernant l’inauguration de l’amphithéâtre rend difficile l'établissement d'une chronologie précise, à tel point que des datations scientifiques s'étendent sur deux siècles, entre le Ier et le IIIe siècle. Des spécialistes en architecture et des historiens ont toutefois considéré qu'il est improbable que les arènes aient été construites avant le Ier siècle. L'historien Pirro Marconi a proposé une datation entre la deuxième et la troisième décennie du Ier siècle, c'est-à-dire entre la fin de l’époque augustéenne et le début de l'époque tibérienne, tandis que Luigi Beschi privilégie le milieu du même siècle [2]. Afin de dater plus précisément les arènes de Vérone, une comparaison a été réalisée avec l'amphithéâtre de Pula daté de l'époque augustéenne, celui-ci étant similaire à celui de Vérone tant par son style que par ses techniques de construction, et appartenant à la même aire géographique et culturelle. Il est ainsi probable que les deux édifices aient été dessinés par le même architecte et construits par les mêmes ouvriers[2].

D'autres éléments ont contribué à affiner la datation de l'amphithéâtre, notamment ses décorations et les statues de gladiateurs retrouvées lors des campagnes de fouille successives, habillés à la manière d'un gladiateur de la fin de l'époque augustéenne, soit approximativement entre l'an 10 et 20 de notre ère. L'amphithéâtre aurait été construit entre la fin du règne d'Auguste et le début de celui de Claude[3].

L'amphithéâtre faisait probablement partie des travaux de monumentalisation entrepris à Vérone à l'époque julio-claudienne, qui ont notamment permis la construction de nouveaux édifices sur le forum véronais et dans les zones adjacentes, ainsi que la restructuration et la rénovation des façades des portes de la ville. Les amphithéâtres de Vérone et de Pula sont donc antérieurs à la construction du Colisée[4].

Antiquité

L'histoire de l'amphithéâtre dans l'Antiquité demeure méconnue, mais il reste possible d'établir des liens avec les événements historiques survenus à Vérone pendant et après la construction de l'édifice. La ville est impliquée dans la guerre opposant Vespasien, qui a choisi la ville comme forteresse, à Vitellius. Vespasien ordonne la construction d'un nouveau rempart et d'un long fossé au sud du centre-ville. La construction de cet ouvrage confirme que l'amphithéâtre était déjà construit en 69 de notre ère[5].

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Une représentation du siège de Vérone par les troupes de Constantin (ie) extraite de la frise située au sud de l'Arc de Constantin à Rome.

L'empereur Gallien était engagé dans de longues guerres pour repousser les invasions barbares du IIIe siècle. Pour assurer la défense de l'Empire, il fait de Vérone, Mediolanum et Aquilée des places fortes. En 265, les remparts de Vérone sont restructurés et une nouvelle courtine de 550 mètres de long est construite en incluant les arènes. En 1874, Antonio Pompei organise des fouilles autour des arènes et met au jour les fondations de ces remparts qui s'étendaient sur cinq mètres depuis l'amphithéâtre[6]. Il est possible que l'amphithéâtre ait également servi au martyre des chrétiens. Scipione Maffei émet l'hypothèse que Firmus et Rusticus ont été martyrisés dans les arènes en 304[7].

En 312, Vérone est une ville centrale dans l'opposition militaire entre Constantin Ier et Maxence. Ce dernier s'y est retranché au moment où l'armée de Constantin a assiégé Vérone. L'assaut a été donné au niveau de l'amphithéâtre, qui servait de bastion aux assiégés compte tenu de sa position élevée. Deux des batailles les plus importantes de cette campagne se sont déroulées devant l'amphithéâtre : la sortie des assiégés, qui permit à Ruricius Pompeianus d'aller chercher des renforts, et la bataille nocturne, durant laquelle Constantin fut attaqué sur deux fronts, par les assiégés et par les troupes de secours, mais parvint malgré tout à l'emporter[8].

Au fil des siècles, l'affirmation du christianisme et la fin des jeux de gladiateurs combinées au manque d'investissements pour l'entretien et la rénovation du lieu de la part du pouvoir public ont contribué à l'abandon progressif du bâtiment[7].

Les jeux

Peu de documents détaillent les spectacles organisés dans l'amphithéâtre de Vérone, le seul témoignage littéraire qui nous soit parvenu étant une lettre de Pline le Jeune à son ami Maximus :

« Recte fecisti quod gladiatorium munus Veronensibus nostris promisisti, a quibus olim amaris suspiceris ornaris. Inde etiam uxorem carissimam tibi et probatissimam habuisti, cuius memoriae aut opus aliquod aut spectaculum atque hoc potissimum, quod maxime funeri, debebatur. Praeterea tanto consensu rogabaris, ut negare non constans, sed durum videretur. Illud quoque egregie, quod tam facilis tam liberalis in edendo fuisti; nam per haec etiam magnus animus ostenditur. Vellem Africanae, quas coemeras plurimas, ad praefinitum diem occurrissent: sed licet cessaverint illae tempestate detentae, tu tamen meruisti ut acceptum tibi fieret, quod quo minus exhiberes, non per te stetit. Vale. »

— Pline le Jeune, Epistularum, livre VI, 34

« Tu as bien fait de promettre à nos Véronais un spectacle de gladiateurs, car ils t'aiment, te respectent et t'honorent depuis longtemps. C'est également de cette ville que venait ta femme bien-aimée et vertueuse. Il était tout à fait approprié de consacrer un ouvrage public ou un spectacle à sa mémoire, et quoi de mieux qu'un spectacle, l'hommage le plus approprié pour des funérailles ? De plus, la demande était si insistante que la refuser aurait semblé non pas de la fermeté, mais de la dureté. Je te félicite également pour ta générosité et ta volonté de l'accorder ; de tels actes témoignent également de ta magnanimité. J'aurais souhaité que les panthères africaines que tu avais achetées en grand nombre arrivent à temps, mais bien qu'elles aient été retardées par le mauvais temps, tu mérites tout de même notre gratitude, car leur absence n'était pas de ta faute. Adieu. »

— Epistularum, livre VI, 34

Cette lettre laisse supposer que l'ami de Pline a offert à Vérone un spectacle de chasse, une « venatio », en hommage funéraire à sa femme. Pline juge ce choix particulièrement approprié, soulignant que ces spectacles trouvent leur origine dans les jeux funéraires étrusques ou campanies[9].

Plusieurs inscriptions funéraires de gladiateurs morts au combat dans l'arène ont été découvertes à Vérone. La moins informative est une dalle endommagée portant la phrase « [famil]ia gladiatoria » ;[10] une deuxième mentionne le « secutor Aedonius », qui combattit huit fois à Vérone avant d'être vaincu et tué à l'âge de vingt-six ans ;[11],[12], une autre concerne un « retiarius » nommé « Generosus », issu de l'école de gladiateurs d'Alexandrie, qui combattit vingt-sept fois sans être vaincu et mourut de causes naturelles ;[13],[12] une autre encore concerne « Pardon », un « Dertonensis », qui périt lors de son onzième combat[12]. L'inscription la plus intrigante appartient à un certain « Glaucus » :[14],[N 1] Il semble que Glaucus ait fait un vœu à Némésis, une divinité vénérée par les gladiateurs, pour assurer sa sécurité, mais en vain. Il avertit les lecteurs de ne pas accorder trop de crédit à Némésis, car le destin d'un gladiateur dépendait également de son habileté et du hasard. Glaucus, dont l'inscription comporte des représentations des armes d'un retiarius, ce qui indique qu'il était probablement un retiarius[15] devait être un combattant habile, car sa tombe a été financée en partie par ses partisans[12].

Dans une maison de Vérone, juste à l'extérieur des anciens murs romains, une mosaïque représentant des jeux de gladiateurs a été découverte, datant de l'époque flavienne au début du IIe siècle. La mosaïque comporte un panneau central avec des motifs géométriques, des dauphins et des motifs végétaux à l'intérieur de cercles. Ceux-ci sont entourés de panneaux représentant des gladiateurs, en particulier les trois panneaux centraux. S'agissant d'une œuvre purement décorative, il est peu probable qu'elle représente des jeux spécifiques organisés dans l'amphithéâtre de Vérone, mais elle comporte des inscriptions avec les noms de gladiateurs, peut-être des personnages locaux célèbres[16].

La mosaïque montre un «retiarius » affrontant un «seutor », le «retiarius » étant à terre et un arbitre intervenant. Au-dessus, les noms des gladiateurs sont presque effacés, mais un « V » (pour « vicit », « il a gagné ») apparaît au-dessus du «secutor », et « ISS », probablement autrefois « MISS » pour «missus », « épargné » — au-dessus du «retiarius ». Le panneau central représente un gladiateur thrace triomphant d'un mirmillon gisant ensanglanté au sol, l'arbitre levant le bras du vainqueur ; le nom du gladiateur vaincu, « Caecro », est visible. La troisième scène montre un «retiarius » battant un autre gladiateur, qui pose son bouclier sur le sol en signe de reddition[16].

L'existence d'une caserne de gladiateurs à Vérone est confirmée par une inscription conservée au musée lapidaire Maffeian,[17] bien que certains chercheurs suggèrent qu'elle pourrait faire référence à un espace clos en plein air destiné aux activités physiques et récréatives des jeunes, ce qui n'exclut pas nécessairement l'existence d'une caserne à l'époque classique[18].

Moyen Âge

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La première iconographie survivante des arènes de Vérone, Xe siècle.

Durant le règne de Théodoric le Grand, l'amphithéâtre de Vérone a été entretenu voire partiellement restauré, et quelques spectacles y ont été organisés. C'est la raison pour laquelle de nombreuses chroniques médiévales attribuent la construction de l'édifice à Théodoric[19],[20].

« Dans la même ville, il fit construire une immense maison qui ressemble étonnamment au théâtre de Romulus. Elle ne possède qu'une seule entrée et sortie, avec des marches circulaires permettant de monter facilement malgré sa hauteur extraordinaire. Elle peut accueillir plusieurs milliers d'hommes, qui peuvent se voir et s'entendre les uns les autres. On ne connaît pas avec certitude son fondateur, car ce bâtiment est encore appelé aujourd'hui la maison de Théodoric. »

— Chronicon Gozecense, XIIe siècle.

En parallèle, le roi Théodoric est considéré comme l'un des premiers architectes de la dégradation de l'amphithéâtre : il est très probable que la partie la plus élevée de l'édifice ait été démolie puis réutilisée à d'autres fins à cette époque, comme cela était la coutume à cette époque. Cette restructuration n'a toutefois pas empêché l'arène de recevoir des spectacles[21].

Par la suite, l'amphithéâtre a été dégradé par des phénomènes naturels, dont la crue de l'Adige en 589 et les séismes de 1116 et du 3 janvier 1117[22]. Sous Bérenger Ier ont lieu les premières invasions hongroises contraignant la ville à renforcer ses fortifications et à utiliser les arènes comme forteresse[23]. Au cours de ces années, l'évêque de Vérone Ratherius créa ce qu'on appelle l'« iconographie raterienne », représentant Vérone telle qu'elle était au milieu du Xe siècle, avec ses églises, ses portes, ses ponts et ses remparts. L'Arène y est représentée avec son anneau extérieur encore intact, accompagnée de vers la décrivant comme un labyrinthe de galeries sombres[24],[N 2].

À plusieurs reprises, les pierres des arènes ont servi à la reconstruction de la ville, notamment après l'incendie dévastateur de 1172[25]. Les premières initiatives visant à freiner la destruction de l'amphithéâtre sont consignées dans les statuts municipaux de 1228. À cette époque, des combats judiciaires se déroulent dans l'amphithéâtre : pour trancher les procès incertains, l'accusé et la défense se battaient devant un public incité à prendre parti, et celui qui remportait le combat remportait l'affaire judiciaire[26].

En 1278, près de 200 cathares capturés à Sirmione par Mastino della Scala sont brûlés vifs dans les arènes sur ordre de son frère Alberto I della Scala. Le statut de 1276, adopté sous Alberto I della Scala, stipule que les prostituées peuvent y résider[27]. En 1310, le statut est révisé, et le nouveau texte ordonne la fermeture des arènes et prévoit une amende pour quiconque y entrerait ou s'y livrerait à la prostitution[28]. De cette époque jusqu'au XIXe siècle, l'édifice était divisé en deux parties : l'extérieur habité (les arcades) et la cavea[29]. En 1337, afin de résorber sa dette, Vérone cède les revenus de la location des arènes à l'Università dei Cittadini (nom donné au consortium des créanciers de la municipalité) en échange de son entretien[30].

Ère moderne

En 1450, de nouveaux statuts sont rédigés pour la ville. Dès lors, les arènes sont entièrement fermées au public[31]. Une amende est promise à ceux qui entreraient de force dans l'édifice, et la réparation des dégâts causés est à la charge de ceux qui abîmeraient le lieu. Seules les prostituées sont autorisées à résider dans les arènes[30].

La vocation protectrice de ce texte vis-à-vis de l'amphithéâtre est symptomatique de l'époque et des décennies à venir. Dès lors, les hommes de lettres en font les louanges, rejettent leur aspect archaïque pour préférer une vision plus idéalisée de l'ère romaine. En parallèle, les artistes et architectes s'inspirent de l'architecture romaine dans sa globalité et des histoires de gladiateurs pour leurs propres créations. Nombre d'entre eux s'intéressent à l'importance de la protection et de la restauration future de l'édifice[32],[33].

L'amphithéâtre commençait à revêtir une certaine importance pour la ville, à tel point que Vérone est la première ville, dès le XVIe siècle, à entreprendre toute une série d'opérations visant à placer la protection et la restauration du site antique au cœur de ses préoccupations. En 1537, les prostituées sont expulsées des arcades au profit d'artisans et de commerçants. Vers le milieu du siècle, la ville entame une rénovation de la grande place surplombant l'amphithéâtre. Le , la restauration de l'amphithéâtre abandonné est décidée sur la base d'études réalisées par des architectes comme Giovanni Francesco Caroto et Andrea Palladio[32]. Les travaux, consacrés notamment à la restauration de la cavea, sont interrompus en 1575 en raison de l'épidémie de peste. En 1586, Vérone rachète les arènes à l'Università dei Cittadini[34].

Les travaux de restauration reprennent entre 1651 et 1682. D'importantes interventions ont lieu en 1694 et 1699, avec la restauration partielle des marches. Au début du XVIIIe siècle, d'importants travaux d'entretien sont suspendus afin de permettre le début des fouilles archéologiques à l'intérieur de l'amphithéâtre romain. Les recherches débutent en 1710 sous l'égide d'Ottavio Alecchi, qui découvre un puits au centre de l'arène et une partie du réseau de canalisations[35]. En 1728, Scipione Maffei, figure de l'étude et de la restauration des arènes de Vérone, publie un ouvrage dans lequel il prône une approche scientifique et archéologique du monument axée avant tout sur sa protection[36].

De à , des travaux sont entrepris pour dégager la couche de terre d'une épaisseur de 120 cm qui recouvre le sol de l'arène. De 1731 à 1735, la façade est restaurée et consolidée. Les travaux reprennent en 1761 avec la réalisation de fouilles et du relevé topographique de l'ellipse et du podium, ainsi que la création d'une maquette pour le repositionnement des gradins. Cette étape marque l'inclusion d'une certaine rigueur dans les travaux, menés jusque-là de manière plus intuitive et aléatoire. Les travaux sont interrompus en 1772 faute de fonds, puis repris en 1780 avant d'être de nouveau interrompus trois ans plus tard[37].

Le a lieu la première joute équestre documentée dans les arènes. Les spectacles de jour donnés dans l'amphithéâtre connaissent une certaine popularité au XVIIIe siècle. Le dernier événement de ce type est organisé le par Scipione Maffei[38]. Par la suite, les comédiens et les danseurs remplacent les cavaliers. La première pièce de théâtre jouée dans les arènes date de . Le divertissement le plus populaire était la chasse au taureau, où un taureau ou parfois des bœufs, affrontait des chiens dressés[39].

Ère contemporaine

Le , tandis que Vérone est sous domination française, Napoléon Bonaparte visite l'amphithéâtre et assiste à une chasse au taureau. À cette occasion, le gouvernement alloue des fonds pour la restauration du monument. Luigi Trezza est chargé de proposer un plan des travaux permettant de replacer les marches manquantes, de restaurer le podium, les voûtes les plus endommagées et les escaliers. Pour ce faire, Trezza conçoit un stuc permettant de colmater les fissures, qui est utilisé jusqu'en 1825. Il est composé d'un mélange de chaux vive, de briques concassées et de limaille de fer[40].

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Les arènes sur une gravure de 1836.

En 1817, des fouilles sont entreprises à l'extérieur de l'amphithéâtre afin de déterminer l'orientation du réseau d'évacuation des eaux de pluie. En 1820, tous les habitants des arènes en sont expulsés. La même année, le maire de Vérone rencontre l'empereur d'Autriche François Ier et lui fait part des besoins du monument. Vérone met alors en place un nouveau plan de travaux comprenant principalement l'aménagement extérieur de l'amphithéâtre, avec la démolition des maisons trop proches[41]. Une phase de fouilles permet également de rabaisser le niveau du sol, surélevé par les dépôts de sédiments survenus lors des crues successives[42].

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L'amphithéâtre en 1873.

Dans les années 1860 à 1870, la personnalité véronaise la plus active dans la défense du projet de restauration de l'amphithéâtre est le comte Antonio Pompei, qui publie plusieurs essais à son sujet entre 1872 et 1877, appelant notamment à lui redonner son aspect originel. Il dirige également une partie des travaux de restauration, mais est ralenti dans ce processus par l'apparition d'incertitudes liées à l'apparence originelle des lieux[43].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'architecte Piero Gazzola fait construire des contreforts provisoires à l'intérieur et à l'extérieur de l'aile afin de protéger les arènes des bombardements. À la fin du conflit, ces contreforts sont démolis et la façade est à nouveau consolidée selon les plans de l'ingénieur Riccardo Morandi. Il conçoit également un système de câbles d'acier de cinq millimètres de diamètre fixés dans des trous forés dans la pierre permettant de consolider l'ensemble de l'édifice. Les travaux de renforcement par l'acier sont menés entre 1953 et 1956[44].

D'autres chantiers, menés entre 1954 et 1960, ont permis la restauration des voûtes et la démolition de toutes les structures ne datant pas de l'origine du bâtiment. En 1955, les 50 portes en bois de l'amphithéâtre sont remplacées par des portes en fer encore présentes aujourd'hui. De 1957 à 1959, les escaliers intérieurs sont restaurés, le sol des voûtes est pavé, les passages souterrains et le grand puits central sont nettoyés et la majorité des fissures est colmatée. Dans les années 1960, l'installation d'une rambarde en fer le long de la dernière marche afin de protéger les spectateurs des chutes accidentelles a suscité plusieurs controverses[45].

Description

La disposition de l'amphithéâtre est en forme d'ellipse formant l'arène ( espace central de représentation), probablement tracée au sol au début du projet. Le périmètre extérieur a été obtenu en traçant une ligne concentrique autour de cette ellipse de base construite à l'aide de quatre cercles : deux plus petits (le long du grand axe) obtenus en divisant le demi-grand axe en cinq segments de 25 pieds, deux segments formant le rayon aux extrémités de l'axe, et une courbe plus grande avec un rayon de 25 pieds en sept parties centrée à l'extrémité de l'extension extérieure[46].

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Une coupe transversale du côté de l'aile montrant les escaliers et les passages, ainsi qu'un plan de l'amphithéâtre avec les égouts indiqués.

L'arène mesure 75,68 × 44,43 m (250 × 150 pieds romains), un chiffre rond reflétant la simplicité du module de base, avec un rapport de 5:3 entre les axes majeur et mineur. La cavea s'étend sur 39,40 m (125 pieds), tandis que les dimensions maximales de l'amphithéâtre (axe majeur x axe mineur) sont de 152,43 × 123,23 m (520 × 420 pieds romains)[46]. Ces dimensions classent l'Arena au huitième rang des amphithéâtres romains et au quatrième rang en Italie, après le Colisée, l'amphithéâtre de Capoue et l'amphithéâtre de Milan[47].

L'amphithéâtre a été construit sur une légère élévation artificielle, désormais sous le niveau de la rue, avec des fondations en opus caementicium. Il existe une différence de hauteur de 1,60 m entre l'anneau extérieur et la base du podium. Le drainage des eaux de pluie était assuré par trois égouts annulaires situés sous les planchers des galeries concentriques soutenant le premier niveau. Deux égouts supplémentaires, situés le long des axes majeur et mineur, canalisaient les eaux de ruissellement vers l'Adige, dont l'un a été exploré sur environ 100 mètres. Ce système d'égouts était très efficace, avec une hauteur constante de deux mètres. Construits avec des sections de maçonnerie en galets liés par du mortier, entrecoupées de trois rangées horizontales de briques, ils étaient recouverts de grandes dalles de pierre, une technique qui se retrouve dans le système d'égouts municipal de Vérone[46].

Structure externe

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L'aile de l'Arène : c'est ainsi qu'apparaissait la façade monumentale d'origine dans tout le bâtiment.

L'aspect actuel du monument diffère de sa forme d'origine, notamment en raison de la perte de l'anneau extérieur, qui servait de façade monumentale, un rôle désormais rempli par la façade intérieure. Le seul segment survivant de cet anneau extérieur est l'Ala (aile), composée de quatre arches. Cet anneau n'avait pas de fonction structurelle majeure, mais servait de façade grandiose : ses arcs reflétaient les espaces creux sous la cavea, tandis que des piliers massifs complétaient les lignes de force internes. Les arcades à trois niveaux exprimaient à l'extérieur la présence de deux galeries et d'un portique supérieur, avec des architraves surmontant les voûtes internes. Cette conception articulait esthétiquement et spatialement les volumes internes complexes[48].

Les connexions entre la façade et la structure sous-jacente se limitent aux fondations communes et aux voûtes en berceau de la troisième galerie et de celle située au-dessus. La façade comporte trois rangées d'arcades superposées, entièrement construites à partir de blocs bien équarris de calcaire ammonitique rouge, une pierre très répandue dans la province de Vérone. Les arcs du premier niveau mesurent 7,10 m de haut, ceux du deuxième 6,30 m et ceux du troisième 4,50 m. Les piliers du premier niveau mesurent 2,30 m de large sur 2,15 m de profondeur et sont surmontés d'un pilastre se terminant par un chapiteau toscan au niveau de la corniche[49].

Les arches reposent sur deux demi-chapiteaux, se terminant sur le pilastre juste au-dessus de son point médian. Au-dessus des chapiteaux toscans, une bande de blocs porte les numéros d'entrée (LXIV à LXVII subsistent sur l'Ala, les autres étant dispersés), suivie d'une autre bande identique soutenant la corniche supérieure. Avec 72 arches et entrées, la numérotation - commençant par I à l'entrée ouest - suggère l'importance de ce secteur, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre[50].

Le deuxième niveau est identique au premier, à l'exception de sa hauteur réduite. Le troisième niveau varie légèrement : les chapiteaux toscans persistent sans pilastres, et la corniche comprend un entablement avec une frise et une corniche supplémentaire. À l'intérieur, les consoles soutenaient autrefois les poutres du portique, et non le velarium, comme l'ont supposé certains chercheurs. L'utilisation du même ordre sur tous les niveaux est typique des amphithéâtres comme ceux de Nîmes ou de Pula[51].

Structure interne

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Vue aérienne tirée de Verona illustrata de Scipione Maffei.

Depuis l'intérieur de l'amphithéâtre, le long de l'axe de la galerie, se trouve une masse d'opus caementicium]] à 6,80 m du bord extérieur de la cavea, suivie de la première galerie (3 m de large, 3,60 m de haut), puis de la deuxième (3,30 m de large, 9,10 m de haut) à 11,18 m de là, et la troisième (4,30 m de large, 8,15 m de haut) à 14,45 m de la deuxième. Au-dessus de la galerie la plus extérieure se trouvait une autre galerie de taille égale, soutenant le portique de la cavea[52].

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La «cavea» de l'Arena.

Ces trois galeries concentriques divisaient la structure en quatre zones. De l'arène à la première galerie se trouvait le premier rang de sièges, le maenianum. Le premier couloir annulaire, le praecinctio, reposait sur la voûte de la première galerie, séparant le deuxième rang de sièges entre la première et la deuxième galerie. Au-dessus de la voûte de la deuxième galerie se trouvait le deuxième couloir annulaire, qui séparait les deuxième et troisième rangs. À cet endroit, les 64 escaliers vomitoria devenaient plus complexes et commençaient à se croiser. Un troisième couloir annulaire séparait les troisième et quatrième rangées, suivi d'un portique aligné avec la galerie la plus extérieure, dont le toit était soutenu par une colonnade face à la cavea et des consoles encore visibles sur l'« Ala », sur le côté extérieur[53].

L'entrée la plus imposante, à l'ouest vers la Porta Borsari et la Via Postumia, présente une voûte centrale deux fois plus haute que les autres, qui s'étend sous les gradins de la « cavea ». Le secteur ouest était probablement le plus important[52], comme en témoignent les différentes dispositions des escaliers : les espaces symétriques du secteur ouest comportent des couloirs droits menant directement aux gradins inférieurs, tandis que les couloirs irréguliers du secteur est canalisaient la plupart des spectateurs vers les gradins supérieurs. L'entrée ouest accueillait probablement le cortège inaugurant les jeux[48].

Capacité

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Une représentation zénithale de la structure probable du « velarium » de l'amphithéâtre de Vérone.

Au début du Ier siècle, Vérone était une ville importante, comparable à « Mediolanum », stratégiquement située à la lisière des plaines de la « Via Claudia Augusta », le long de l'« Adige » jusqu'au « col du Brenner » et à la « Raetia ». Ces facteurs ont influencé la taille de l'amphithéâtre, compte tenu de la population importante de Vérone, de sa campagne et des centres voisins tels que «  Vicetia » et « Brixia », qui ne disposaient pas d'amphithéâtres[4]. La croissance démographique future a également été prise en compte, car la construction d'une structure aussi coûteuse nécessitait d'éviter la nécessité d'un deuxième site, comme à Pozzuoli ou d'une extension, comme à Pula en raison d'une erreur de calcul[54].

Selon des estimations récentes, la capacité de l'arène pour les représentations estivales était de 22 000 places, bien que la scène occupe environ un tiers des sièges et que le portique supérieur ait disparu. Ainsi, à l'époque romaine, elle pouvait probablement accueillir environ 30 000 spectateurs[47],[54].

Techniques et matériaux de construction

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L'« Ala » de l'amphithéâtre, construite avec des pierres taillées provenant de Valpolicella.

La technique de construction est standardisée dans l'ensemble, avec des matériaux non décorés au-delà de l'ordre architectural sur la façade extérieure, bien que des statues, dont certaines ont été mises au jour lors de fouilles, soient conservées au musée archéologique du théâtre romain. Les matériaux sont uniformes dans toute la structure, ce qui reflète sa durabilité et le peu de rénovations qu'elle a subies. Les gradins, cependant, ont subi des réparations répétées en raison de l'usure constante et de l'exploitation médiévale des carrières ; la restauration de la Renaissance a encore modifié la disposition originale de la « cavea », effaçant les couloirs entre les secteurs et compliquant la reconstruction des positions exactes des 64 escaliers d'accès[50].

La façade extérieure et les piliers ont été réalisés à partir de calcaire ammonitique rouge taillé provenant de Valpolicella, une pierre calcaire courante de Vérone, utilisée dans des variantes roses et blanches créant un dichromatisme généralisé. Les blocs de marbre ont été façonnés pour être empilés sans mortier, les faces visibles étant laissées non polies pour un effet rustique, ce qui a accéléré la construction[47].

La maçonnerie en moellons a été utilisée pour les murs intérieurs, avec un parement mixte de briques et de galets : des rangées alternées de gros galets et trois rangées de briques rouge foncé d'une épaisseur d'environ 8 cm, avec des joints de mortier de 1 à 2 cm. Cette technique prédomine près des entrées, tandis que la majeure partie de la structure est constituée de matériaux cimentaires coulés dans des coffrages en bois. Les voûtes sont également en opus caementicium de mortier et de galets sur des coffrages en bois, avec des empreintes de planches encore visibles[50].

Les égouts ont été construits en maçonnerie mixte, avec des sections de galets liés par du mortier alternant avec trois rangées de briques, recouvertes de grandes dalles de pierre. Sous l'arène se trouve une chambre souterraine (8,77 m de large, 36,16 m de long) dont la fonction est inconnue[55].

Spectacles et événements

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L'amphithéâtre en configuration spectacle.

Au XIXe siècle, les compétitions équestres et cyclistes, les vols en montgolfière, la gymnastique acrobatique, le théâtre et le bingo étaient très populaires. Les compositions de Gioachino Rossini y sont interprétées le 31 juillet 1842, et la première représentation d'opéra y est faite en 1856[44]. Les arènes accueillent également des événements nationaux tels que la célébration de l'annexion de la Vénétie au royaume d'Italie en présence de Victor-Emmanuel II le [56] .

Côté musique, les arènes de Vérone accueillent la finale du Festivalbar[57] et, depuis 2017, le Power Hits Estate, une cérémonie de remise de prix organisée chaque année par RTL 102.5[58]. Grâce au prestige de ce théâtre de plein air, elles ont également accueilli des concerts de musique pop, permettant ainsi à de nombreux artistes italiens et étrangers de s'y produire. Zucchero Fornaciari détient le record de quatorze concerts consécutifs. Les spectacles les plus populaires du début du XIXe siècle jusqu'à 1913 (création du Festival de Vérone) étaient des spectacles de cirque. De nombreux films historiques y ont également été tournés[59].

Sur le plan sportif, les arènes ont été le point d'arrivée de la dernière étape du Tour d'Italie 1981, 1984, 2010, 2019 et 2022. Le , à la fin de la guerre froide, l'amphithéâtre a accueilli un match amical entre les équipes nationales masculines de volley-ball des États-Unis et de l'Union soviétique[60]. En 2026, les arènes de Vérone accueillent la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'hiver et la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina d'Ampezzo 2026[61].

Notes et références

Notes

  1. L'inscription peut être traduite comme suit : « Aux esprits divins de Glaucus, originaire de Modène. Il a combattu sept fois et est mort lors du huitième combat. Il a vécu vingt-trois ans et cinq jours. Aurelia a dédié cette tombe à son cher époux, ainsi qu'à ses admirateurs. Je conseille à chacun d'entre vous de consulter votre horoscope et de ne pas faire confiance à Némésis : je lui ai fait confiance et j'ai été trompée, comme vous pouvez le constater. Adieu, portez-vous bien. »
  2. L'iconographie peut être traduite comme suit : « Du sommet de la colline, le château contemple la ville, construite avec un savoir-faire digne de Dédale, avec ses galeries sombres, son théâtre noble, distingué, mémorable et grandiose [l'Arena], construit en ton honneur, sacrée Vérone. Grande Vérone, adieu, vis à travers les siècles, et que tous les peuples célèbrent ton nom dans le monde entier. »

Références

  1. Indagine sui musei e le istituzioni similari (enquête statistique), .Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. a et b Coarelli et Franzoni 1973, p. 32.
  3. Coarelli et Franzoni 1973, p. 34.
  4. a et b Corbetta 2013, p. 11.
  5. (it) Giuliana Cavalieri Manasse et Peter John Hudson, « Nuovi dati sulle fortificazioni di Verona (III-XI secolo) » [archive du ], sur bibar.unisi.it (consulté le ), p. 75.
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  7. a et b Coarelli et Franzoni 1973, p. 69.
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  14. CIL 05, 3466.
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  61. « Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver Milan 2026 », sur europe-consommateurs.eu, (consulté le ).

Bibliographie principale

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  • (it) Giuliana Cavalieri Manasse et Peter John Hudson, « Nuovi dati sulle fortificazioni di Verona (III-XI secolo) », S.A.P., Mantua,‎ , p. 71–91 (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
  • (it) Filippo Coarelli et Lanfranco Franzoni, Arena di Verona: Venti secoli di storia, Ente autonomo Arena di Verona, (lire en ligne).
  • (it) Silvia Corbetta, 1913-2013 : Arena di Verona, Vérone, Cariverona, (Service bibliothécaire national PBE0062496).
  • (it) Guglielmo Ederle, Dizionario cronologico bio-bibliografico dei vescovi di Verona: cenni sulla chiesa veronese, Verona, Edizioni di Vita veronese, .
  • (it) Tullio Lenotti, La Bra, Verona, Edizioni di Vita Veronese, 1954a.

Bibliographie complémentaire

  • (it) Lionello Puppi, Ritratto di Verona: Lineamenti di una storia urbanistica, Verona, Banca Popolare di Verona,
  • (it) Pietro Buodo, Intorno all'anfiteatro di Verona: memoria e storico nota critica riguardante sua origine, Verona, Frizierio,
  • (it) Saverio Dalla Rosa, Della origine dell'Anfiteatro di Verona, Verona, Tipografia Bisesti,
  • (it) Bartolomeo Giuliari, Topografia dell'anfiteatro di Verona, Verona, Tipografia Giuliari,
  • (it) Tullio Lenotti, L'Arena di Verona, Verona, Edizioni di Vita Veronese, 1954b
  • (it) Scipione Maffei, Descrizione dell'anfiteatro di Verona tratta dalla Verona illustrata di Scipione Maffei con l'aggiunta delle cose più osservabili della stessa città, Verona, Tipografia di G. Sanvido,
  • (it) Manuel Marini, Il sistema Arena di Verona: gestione valorizzazione turismo, Verona, QuiEdit, (ISBN 978-88-6464-234-5)
  • (it) Franco Spalviero et Diego Arich, L'Arena di Verona: duemila anni di storia e di spettacolo, Verona, Accademia di Belle arti G.B. Cignaroli,

Voir aussi

Articles connexes

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